Jeudi 10 décembre 2009
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21:29
On me dit, c'est Noël !
...dis du bien des autres,
et peindre l'aquarelle
à nos bons apôtres...
On me dit, c'est Noël !
raconte les cadeaux
les rubans qui démèlent,
et le paquet si beau...
On me dit, c'est Noël !
et de partir au gris
malgré la jouvencelle
malgré moi vieil aigri...
J'ai mal, mais je vous aime !
sans me laisser aller
à pleurer de moi-même,
sans me laisser tomber...
Je sais que c'est Noël !
et j'en ris de cadeaux,
je dis que vie est belle
et que Noël est beau...
Et puis, soudain, j'ai froid
mon hiver est si noir,
et puis soudain l'effroi
d'à peine s'entrevoir,
revenir, exister...
On me dit que Noël
nous laisse enfin aller,
machine manivelle,
revenir, exister...
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Par Jean-yves BUGELLI
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Publié dans : MOTS D'AUJOURD'HUI...
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Tous les ans je refais mentalement ce parcours, de la manière où l'on pose ses pieds sur les pierres d'un pas japonais quand le sol est boueux.
PARDON Bruno d'attendre si longtemps pour réagir à ton propos, comme à celui du 21 décembre...
Tu me regonfles de vie, tu me laisses le choix d'écrire ; on se laisse le choix d'émotions partagées au plus intime, au plus chaud, au plus fort...
Je suis fier de mon frère
je rêve d'écrire à quatre mains, avec lui. Lui seul et moi, tout simplement...
tu me lances un sujet, je mets un petit tiret et je t'en parle, juste à toi et surtout pour tous.
Je t'embrasse, mon frère
Je t'aime, ma chair.
Il est de ces réunions dans des périodes de lumières et de fêtes ;
mais il est des clans où l'époque a quelques tristes relents... dans ces moments parait-il joyeux où, paradoxalement, la solitude, la tristesse et l'échec s'éveillent flamboyant en noir les émotions s'affrontent avec tant de violence.
Je hais Noël.
Mais les larmes me viennent tendrement à te lire... Tu touches une blessure ; comme si je devais trouver une raison d'être dans de si petits êtres, à venir !
J'ai l'impression que Sam s'énerve à mon empressement en la matière : mais ce petit bout d'homme ou (je préfère, désolé !) ce petit bout de femme est devenu la rasion d'avoir été.
Souviens-toi comme je pérorais sur les "parrains" ! A l'age où ma fille ne pouvait pas avoir encore d'enfant ; Un souffrance toute egoïste mais que reflète tant ma douleur ; dans une histoire si longue et si compliquée que je n'ai jamais voulu en pleurer...
Ton commentaires, ma soeur, m'a fait pleurer de justesse et de réalité ; Mon seul regret ? de ne pas t'avoir vu les larmes aux yeux en l'écrivant !
Quant à redevenir un enfant ? ma barbe se prend dans les roues du youpala et je tombe, encore...
P******, cette petite main qui serrera la mienne ! me rendant quelques années utiles à vivre pour ce bébé...
Comme tous les ans à la même date c'est Noël. Et plus les années passent plus j'ai du mal...
Je crois que vivre seul ce genre d'époque, triste pour la tribu, nous pousse à souhaiter que ce soit la dernière fois...
Bizarrement, les lampions de la ville sont autant de photophores tristes...
Alors ?
Alors on cherche à se réunir, pour la tendresse, la caresse et l'amour... un coup de champagne aussi et notre fameux foi gras !!!