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Cannibale lecteur
tu me manges comment ?
Ma viande avariée
a de sales odeurs…
Toi trouble admirateur,
en mon agacement,
dernière saleté
baladant au malheur…
Je voudrais faire peur,
un dernier noir moment,
et soudain m’en aller,
Souvenir et saveur…
Cannibale lecteur
bouffant mes sentiments
et enfin me sauver
mon ultime faveur…
Mais où sont le bonheur,
les oiseaux, les enfants,
toutes raisons d'aimer,
de ne plus avoir peur...
Cannibale lecteur,
s’enfuit le papillon,
ton visage sueur,
et puis plus rien de bon…
J'aime beaucoup te dévorer mon grand frère, mais pas dans cet état...tu ne remonte pas mon moral de novembre !...Que faire pour toi ? De tout coeur avec toi
pardon ! je reprends mes esprits et la petite langue de bois qui va bien dans les salons :
"Seriez-vous ennuyé de cette proximité avec ce cimetière ?"
Ben voilà ! nous revoilà sous les lambris de bois doré... Mais le bois doré, paraît-il, brûle aussi bien que le bois d'arbre, dont il a honte d'être descendu... Mais ce n'est qu'une rumeur...
Maitre queux
Viande riche en saveurs
A l'odeur écoeurante
Que le menu nous vante
Disponible à toute heure
Tes vers et tes malheurs
Où ma fourchette se plante
Où je vois la descente
Dans un soudain haut le coeur
Tu parais fataliste
Je sens parmi tes stances
Un plat de résistance
Alors... Résiste !
et un opus de plus...
cela dit, tu vois bien la descente au fatalisme ; mais je ne sens pas encore, sous mes vieilles dents, le plat de résistance...
Quand viendra le coup, cela le vaudra, peut-être.