Mardi 24 juillet 2007
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15:46
AVERTISSEMENT : à tous mes lecteurs qui se posent des questions sur ma santé morale (voire mes capacités intellectuelles) : qu'ils sachent que même
sous cette pluie automnale de juillet, je ne suis pas si noir que cela... Je ne subis pas, je supporte...
Le texte qui suit est un challenge SLAM que je prépare pour la rentrée. Une première pour moi, une dernière
certainement ; mais dans la mesure où la scène sera parisienne et où j'aurai pris bien soin de ne pas vous inviter, le drame sera bénin...
J'ai voulu donner un rythme musical à un bout d'histoire : l'alexandrin (au moins musical) s'est imposé (?)
Bien entendu, ce texte est complètement imaginaire et demeure un rôle de composition, n'en déplaise à mes contempteurs... (humour
!)
Comme quoi, quand je dis quelque chose (voir "j'aime le slam") j'ai un esprit de suite, quel qu'en soit le temps de
gestation...
Cela dit, si je livre ici ce texte, c'est que j'ai un ardent besoin de vos critiques et suggestions (surtout ces
dernières...)
Même si je me défends un peu à l'écrit, je crains l'épreuve oral... Et promis, entre deux tomates un peu trop mures, sous la torture
suprème d'un nouvel accés de désanchement, je ne citerai pas vos noms comme excuse...
Mais je laisse quelques mots à un des maitres du genre :
"C'est quoi le slam ?
Il y a évidemment autant de définitions du slam qu’il y a de slameurs et de spectateurs des scènes slam. Pourtant
il existe, paraît-il, quelques règles, quelques codes :
- les textes doivent être dits a cappella ("sinon c’est plus du slam" ?)
- les textes ne doivent pas excéder 3 minutes (oui mais quand même des fois, c’est 5 minutes…)
- dans les scènes ouvertes, c’est "un texte dit = un verre offert" (sauf quand le patron du bar n’est pas
d’accord…)
Bref, loin de toutes ces incertaines certitudes, le slam c’est avant tout une bouche qui donne et des oreilles qui
prennent. C’est le moyen le plus facile de partager un texte, donc de partager des émotions et l'envie de jouer avec des mots.
Le slam est peut-être un art, le slam est peut-être un mouvement, le slam est sûrement un Moment… Un moment d’écoute, un
moment de tolérance, un moment de rencontres, un moment de partage.
enfin bon, moi je dis ça…"
Grand Corps Malade
à moi, donc, maintenant...
LA COMPLAINTE DE L'IMPUISSANT
aide-moi à fermer le placard des horreurs.
qui donne un sens aux sens, en tuant la douceur.
Raconte moi ton corps, innocente ingénue,
redis moi la tendresse et la beauté du nu.
Arrête mes orgies, saletés virtuelles
me vomissant un monde, sale audiovisuel.
prends un timide bain, caché par un rideau,
sans mon esprit pervers et mon regard badaud
qui salissent l'instant, en une noire histoire,
pour conjurer le bout, le malade accessoire,
qui me fait autre chose après avoir été,
me laissant rien du tout, à part de le rêver !
prends moi à bras le corps, qui s'en va doucement
invente la caresse et puis son sentiment
que baguette magique allume ma maudite,
pour que l'amour soit fait, et la chose soit dite,
et que tout tendrement, on s'endorment enfin
à réver de la vie, sans la peur de sa fin...le
Noirâtre est mon destin, sans raison mon désir,
en laissant souvenir, à mille et uns soupirs.
Qui saura doucement, s'en faire mon passé
sans tuer ce futur, quitte à le violer ?
Quitte à faire le mal, pour un ultime bien,
qui puni et maudit, sera le dernier mien...
Mais je me jetterai au mur de la raison
avant de m'oublier aux murs de la prison,
de lâcheté ou peur de mourir un peu plus
sachant que mon malheur est aujourd'hui conclu,
sans un peu de courage ou un esprit vaillant,
parce que justement je ne suis qu'impuissant.
J'arrête d'en parler et je cesse d'en dire
quel est donc l'intérêt de vous en divertir ?
Je repars, chien mouillé, la queue entre les jambes,
sans ma canne de vie, limite croc-en-jambe
à tomber dans la boue, sans jamais relever
le manche et son outil au jardin oublié...
à votre suite...
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Par Jean-yves BUGELLI
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Publié dans : MOTS D'AUJOURD'HUI...
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