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Mardi 16 septembre 2008 2 16 /09 /Sep /2008 00:14
Une chose qui me mine,
posée ad vitam à Benoit XVI,

qui vient de quitter la France, sur une homélie de jadis,
qui me presse, comme je fus étouffé de voiles de soie blanche,
malheureusement étanche à mes soupirs d'enfant...pendant 7 ans...

Le Miserere était chanté uniquement dans la Chapelle Sixtine lors de la Semaine Sainte. Il était chanté à la fin de l'office des ténèbres, devant le Pape et les cardinaux agenouillés...
Dès les premières années, le Vatican avait interdit de le reproduire ou de le diffuser afin d'en préserver le caractère unique. Le transcrire ou le jouer ailleurs qu'en ces lieux était puni d'excommunication. On se demande pourquoi ?


Miserere mei, Deus: secundum magnam misericordiam tuam.
Pitié pour moi, mon Dieu, dans Ton amour, selon ta grande miséricorde,
Et secundum multitudinem miserationum tuarum, dēlē iniquitatem meam.
Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.
...
Tibi soli peccāvī, et malum coram te fēcī: ut justificeris in sermonibus tuis, et vincās cum judicaris.
Contre Toi, et Toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.
...
Sacrificium Deo spiritus contribulatus: cor contritum, et humiliatum, Deus, non despicies.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ; Tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.


Permets-moi de te tutoyer, comme me l'a permis Vatican 2, qui cependant se prend quelques claques traditionnalistes en ce moment où l'intégrisme humilie de ses vanités la papauté qui lui tend, trop, la main...

Mes quelques années "chez les bons pères" m'ont bien expliqué, confirmées par les propos lourdais du 14 septembre de ton représentant sur terre, que je suis un "pêcheur public" comme défini par le Droit Canon (le bien homonimement nommé)...
Le Divorcé remarié n'a pas droit à la communion, et préserve à peine, aprés de séculaires combats, le droit d'être enterré dans une terre consacrée...

Heureusement, pour ne pas bénéficier de cet avantage, je serai incinéré ! Tiens ! encore une chose que les gentils organisateurs du catholicisme ont eu du mal a accepter...

Mais revenons à hier : Un de tes prêtres, nous a refusé l'entrée de "son" église parce ma chère et tendre et moi-même étions divorcés, d'un premier mariage aimant mais disparu, et que nous avions la prétention d'une simple bénédiction... Et pourtant ! L'inquisition (tuez les tous... Dieu reconnaîrtra les siens) avait perdu de son influence en 1990 (aprés toi), et les agents de l'Opus Déi sont relativement peu nombreux dans notre village...

Mais, si quand je me vois je m'inquiète de ce que je deviens, lorsque je me compare, je me rassure !

Car, Mon Bon Dieu, j'ai un voisin qui s'appelle Gérard.
Gérard a vécu dans la maison héritée de ses parents, tout d'abord avec Christine, qu'il a chassée ne sachant pas qui l'avait engrossée : Lui ou son pôte Raymond, vu qu'ils étaient bourrés tous les deux...
Ce fut ensuite Françoise ! une fille gentille, avec qui il s'est pacsé pour une question fiscale. Mais il déchira le papier au tribunal, malgré leurs 2 filles étant donné le poids énorme que Françoise n'arrivait plus à perdre...

Mais la chance a souri à Gérard ! Un charmante voisine, veuve de 77 ans, qui de peur d'avoir peur toute seule, a accepté de l'épouser, et de l'accueillir dans son immense propriété viticole du Bordelais !
Edmonde y  a perdu quelques neveux, mais Bast ! lL'amour doit vaincre !

Crois-le mon trop bon dieu ! Gérard 33 ans et Edmonde, 77 ans se sont mariés il y a deux semaines ! Consacrés par un prêtre du Médoc, qui,  l'âme sereine et apaisée a uni par le sacrement une veuve et un célibataire...

Qu'il tabasse la vieille de temps en temps, ne les empêche pas de venir à la messe tous les dimanches... Edmonde y a un banc au nom de sa famille gravée sur une plaque de cuivre qui certifie le don de la famille à la paroisse ; et il ne peut rester vide...
...Pour éviter que ne jacassent les autres bancs sérigraphiés par la bourgeoisie locale...


Et nous, mon aimée et moi-même, on fait quoi, assis tous les dimanches sur le banc devant l'église ?
Mais bon sang, Benoit, quand je vais communier malgré tout, malgré toi, je meurs combien de fois....

Bisous d'amour à toi,
que tu (me) crois
ou pas...

JY 16/9/08


et en avant les commentaires....
.... même si pour certains, ce sera compliqué de répondre..
de mouiller la chasuble sans le viatique qui va avec....





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Par Jean-yves BUGELLI - Publié dans : AUTRES MOTS
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Commentaires

Tuez-les tous ? Je n'ai rien dit de tel. Certaines phrases seraient-elles proscrites parce que déjà utilisées dans de funestes situations ou par de tristes sires ? Dieu reconnaitra les siens car nous sommes tous les siens. Je suis prosélyte (prêtre, prophète et roi...) mais pas écrivain. Plutôt réthoricien, quoi que.
Commentaire n°1 posté par Bruno B. le 04/11/2008 à 15h21
J'ajoute : peu m'importent les impies et leurs complices, Dieu reconnaitra les siens.
Commentaire n°2 posté par Bruno B. le 26/10/2008 à 03h16
Simon de Monfort ? ton exemple ? Encore un qui brillait par son intelligence, son humanisme et son sens unique du sacré... Même si on lui attribue à tort ce propos, continuez braves bourgeois ! "tuez les tous"... Et je vois que tout fout le camp ! les impies et leurs complices importaient à celui qui a ouvert le chemin de Damas...
Mais cette hargne, si peu prosélyte, ne cache-t-elle pas un questionnement personnel ? Bizarre tout de même que je sois plus serein...
Réponse de Jean-yves BUGELLI le 04/11/2008 à 12h00
Ils ne sont pas si confortables, ces dogmes, justement... Etre fidèle à ce que je crois me demande beaucoup d'efforts. Je ne suis qu'un homme.
Commentaire n°3 posté par Bruno B. le 15/10/2008 à 22h06
Pourquoi le silice aurait-il plus de vérité que la joyeuse sarabande dans une clairière ?
Mais, bien sûr, il fallait bien dire que la douleur et l'effort était les parents de la rédemption... Sinon cela faisait un peu tâche...
Réponse de Jean-yves BUGELLI le 04/11/2008 à 12h16
Je relis mon premier commentaire, je n'y vois pas la moindre trace de condamnation... Evidemment je relis ce que j'ai écrit avec le sens que je voulais lui donner. Donc je me comprends bien, mais peut-être ne suis-je pas bien compris ?
Je relis le commentaire d'A-N et je suis d'accord à 100% avec ce que j'en comprends. Je ne relancerai pas le débat sur l'infaillibilité du Saint-Père...
Le mariage se bâtit sur un roc, on l'appuie sur les 4 piliers du mariage chrétien rappelés plus haut si on est chrétien. J'ai souvenir de mes parents animant des rencontres de préparation au mariage. Je suis fier de penser que comme A-N et son épouse, ils ont dû aider des couples à durer, à commencer par le leur.
Dans le cas général d'autres piliers, ceux de l'Amour, sont essentiels : la communication, la tendresse, la sexualité et le projet de vie. Finalement ça fait huit piliers ! Une fois qu'on a dit ça, on fait quoi ? On surveille ces pilliers avec le même soin qu'un ingénieur des Ponts et Chaussées. Une fissure, une trace d'érosion ? Il faut vite faire quelque chose. Rien ne s'arrange tout seul. J'en parle d'expérience.
Quant à la communion ? Bon, J-Y, si tu as commis un acte impardonnable en recevant plusieurs fois ce sacrement malgré ton divorce alors je suis ton complice puisqu'en au moins ine occasion je te l'ai donné. Jusqu'à présent ça ne m'a pas empêché de dormir !
Commentaire n°4 posté par Bruno B. le 01/10/2008 à 20h03
J'adore cette unité debout, appuyée à des dogmes si confortables...
J'ai, quant à moi, eu la descence de ne rien dire des charmes de l'inquisition, des suppliciés de Minerve, et, je les gardais pour la fin, des "annulations" de mariagessssss des princesses du Rocher ; Mais, comme le disais Henri IV, Monaco vaut bien une messe.... bien payée ?
Continuez, j'ai des réserves...
Réponse de Jean-yves BUGELLI le 14/10/2008 à 21h39
Merci pour tout à tous, ça peut aider du monde, merci Alban-Nicolas, c'est bien développé, les jeunes qui se préparent au mariage...des points doivent faire peur, car moi si j'ai réfléchi, pouvais-je être sûre....que nous en serions là ? et que nous progresserions ? on ne peut pas, même si on y croit, même si on croit. Quant à la Communion, comme j'ai dit à ma marraine le jour des obsèques de mon Papa :"si tu as envie vas-y", car je pense qu'on ne peut pas empécher un Fidèle qui assiste à une Messe particulière et qui ressent ce besoin,, par rapport à un Fidèle qui assiste à une Messe et qui y va par habitude... 
Commentaire n°5 posté par Annick le 27/09/2008 à 01h39
Mes habitués, mes proches, en prenant le temps d'évaluer le piège, ont pris le temps de répondre à ce coup de colère.
Toute colère est passionnée, toute passion est justifiée...

Franchement, B. et A-B, si je n'étais pas en desespérance et lutte personnelle, pensez-vous que les propos d'un type que je ne reconnaitrais alors pas puissent me perturber ?
Mike, par un comm. direct, a bien compris que ma force était égale à mon problème... Et Bizarrement, les bons samaritains sont plus samairtains que bons, ou l'inverse...
Un catholique en perdition devrait avoir droit à l'amour, l'aide et surtout la compréhension concrète...
Je sens dans les commentaires des élans d'intégrisme et de l'amour donné, sans dogme.... Je Comprends les uns, je savoure les autres...
Je garde le tout pour mon futur
Commentaire n°6 posté par Jean-Yves le 21/09/2008 à 22h51

Certains s’en souviendront peut-être, au sein des Petits Chanteurs j’ai chanté ce sublime Miserere d’Allegri qui comporte la note la plus aigue qu’un enfant puisse pousser.

Je vous recommande d’ailleurs le dernier ouvrage du même nom de Jean-Christophe Grangé dernièrement paru.

Commentaire n°7 posté par Hucbourg Alban-Nicolas le 18/09/2008 à 22h02
Je n'ai pas attendu le conseil d'un enfant de "l'union" : j'ai engagé ma lecture de miserere...
et s'il, cet enfant de l'amour, pouvait incarner une nouvelle générosité adogmatique, humaine et surtout humaniste, on aurait enfin dépasser les cuivres dd'un monde corrompu ???
Réponse de Jean-yves BUGELLI le 14/10/2008 à 22h45

Avant de rentrer dans la polémique, je voudrai simplement remercier une nouvelle fois celui qui nous aura permis par son hospitalité de vivre en famille un moment très fort.

Merci Jean-Yves grâce à qui nous avons pu participer à la superbe messe donnée samedi dernier aux Invalides. Tous ceux qui auront eu l’occasion de vivre ces temps d’union savent qu’ils enrichissent et galvanisent notre foi. Je partage à 300% les positions de notre « vieille Eglise » sur son refus « d’admettre les initiatives qui visent à bénir des unions illégitimes ».

Engagé depuis 5 ans dans un Centre de Préparation au Mariage, nous nous efforçons de faire réaliser aux fiancés qui se présentent l’importance de l’acte qu’ils s’apprêtent à accomplir. Il découvrent souvent étonné un des piliers du mariage chrétien : l’indissolubilité (pour rappel, les 3 autres sont la liberté, la fidélité et la fécondité). L’indissolubilité signifie que les époux s’engagent pour toute leur vie car le mariage crée un lien sacré entre eux.

Cette indissolubilité lorsque l’on s’aime passionnément et que l’on est sur le point de se marier est une idée séduisante, elle l’est naturellement beaucoup moins lorsque le couple divorce. Pour rappel mais je suis sûr que tu t’en souviens Jean-Yves c’est le Christ lui-même qui a dit : « ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux » (Mathieu 16.19).  

Si on pousse un peu plus loin le raisonnement cela signifie que tu es encore l’époux de Pascale ! Comment donc concevoir que tu puisses te représenter pour re-solliciter l’action de l’Esprit Saint sur ton nouveau couple ?

Oui, j’aime la rigueur de mon Eglise et son exigence. Dans une société qui nous élève de moins en moins vers le haut, ma religion me propose un idéal qui m’attire. Je n’attends surtout pas de l’église et du Pape que sous couvert d’évolution ou de progrès ils vacillent aux grés des pressions ou des goûts de l’opinion publique.

Je vais moi aussi y aller de ma petite histoire :

J’ai un collègue dans mon bureau, Thierry, qui après s’être marié une première fois à l’église catholique a divorcé et est retombé amoureux d’une autre femme. Du fait que sa nouvelle « fiancée » soit protestante ils ont pu se (re)marier au temple de Nancy. Très fièrement il m’expliquait que bon nombre de catholiques lorrains divorcés allaient se remarier au temple.

Pour moi dans ce cas on est davantage dans la magouille ou le mic-mac que dans un véritable acte de foi réfléchi. Mais bon…tout dépend après de ce que l’on décide de mettre derrière le mot mariage.

Je pourrai aussi citer l’exemple de Christiana la compagne de Sylvain le frère de Nadége qui après 3 années de procédure vient de voir son premier mariage annulé par le Vatican.

Tu vois Jean-Yves des pistes s’ouvrent à toi : Une annulation ou un remariage protestant ?

 

Pour ce qui est de la communion, là je sèche un peu plus. Depuis longtemps j’essaie de faire le distinguo entre la loi de Dieu et la loi des hommes. Pour l’instant, la non-communion au divorcés m’apparaît davantage comme étant une loi des hommes. Aucun ami ni aucun prêtre ne m’ont vraiment éclairé sur la question. Priver des divorcés d’approcher  la Table du Seigneur trouve peu de justifications à mes yeux quand on sait le mal que se donnent des laïc ou des prêtres pour aller évangéliser les prisons.

 

Bon cher tonton, je m’arrête pour ce jour et suis disposé à reprendre ces sujets de vive voix quand tu le voudras.

 

Unis dans le Christ qui t’aime.


Je t’embrasse bien fort et comme notre Pape le dit, "je t'entoure de ma plus grande affection"

Alban-Nicolas

PS : Bonne fête Nadège. (Sainte Nadège vierge et martyre.)

Commentaire n°8 posté par Hucbourg Alban-Nicolas le 18/09/2008 à 21h53
Chacun peut avoir sa propre histoire étonnante avec sa propre religion. Ton histoire est étonnante, l'histoire de la novice qui prononce ses voeux est étonnante, celle du bénédictin qui renonce aux siens l'est tout autant. Mon copain qui, accepte le diaconnat en sachant que si son épouse décède il renonce de facto de se remarier...
Mais l'histoire que tu nous relates bien qu'étonnante est à mille lieues de ma religion.
Commentaire n°9 posté par Bruno B. le 18/09/2008 à 19h38
En l'état actuel tant de choses me révoltent... que je dirai seulement, à l'instar d'Ingrid Bettancourt . "pourquoi l'Eglise catholique s'arroge t'elle le droit d'excommunier des gens alors que Jésus, Lui n'a jamais excommunié personne ?
Commentaire n°10 posté par mamyjo le 16/09/2008 à 18h43
C'est un sujet bien souvent abordé. Ton exemple est criant de...J'avais une relation qui avait interpelé un prêtre (que nous connaissions tous bien dans la famille) en lui demandant, elle qui avait divorcée d'un époux qui la battait si Dieu voulait qu'elle reste avec lui plutôt que d'être heureuse avec son 2ème époux ? La seule réponse, dont il avait convenu qu'elle était la seule que lui, prêtre pouvait apporter : "La vie n'est qu'un passage sur terre..." Mais à sa question directe il lui a dit que si elle se présentait à lui, il ne lui refuserait pas la Communion. (car pour elle, une messe sans Communion, il lui manquait l'important. Cette divorcée a 3 fils de son 1er mariage, ils étaient Enfants de Coeur, refusaient de voir leur père. Je me sens très proche de Soeur Emmanuelle.
Commentaire n°11 posté par Annick le 16/09/2008 à 09h18
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