Lundi 15 mai 2006
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00:18
PASSAGE
Un germe,
Une vie,
Quelques pas,
Quelques mots,
Beaucoup de chagrin.
Quelques amours
Quelques toujours ;
Une femme,
Une vie,
Un café
Et l’addition.
Et l’homme crut,
il connut la passion,
ressuscita d’entre l’amour
et monta au septième ciel
Et l’amour s’est fait chair
en un doux jeu
au coin du feu
d’un sentiment.
Faire la vie,
tout simplement ;
vivre l’amour,
passionnément.
Extraits des mots démodés (1992)
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Par Yann BOISERT
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Lundi 15 mai 2006
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00:17
Je cherche doucement
tes points d'exclamation
où mes lèvres se posent
une fois tendrement
une fois de passion
une autre fois si j'ose.
Je couvre doucement
tes points d'exclamation
d'une main de caresse
et mes doigts lentement
te jouent la partition
dr'un désir qui progresse.
Je donne doucement
tes points d'exclamation
à l'envie qui soupire
une fois tendrement
une fois de passion
qui ose le délire
extrait des mots démodés (1992)
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Par Yann BOISERT
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Lundi 15 mai 2006
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15
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00:16
Et ton corps châtaigne
qui me donne l'envie
de croquer le fruit chaud
fendu sur un coeur blanc.
Et ton corps de sucre
qui me donne l'envie
de gôuter au plaisir
d'un bonbon de soleil.
Et ton corps tout de vie
qui se lie et se tend
aux vagues de l'ivresse
d'un petit matin blanc.
Et ton corps de douceur
qui s'éveille tendrement
se caressant au vent
habillé de soleil.
extrait des mots démodés
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Par Yann BOISERT
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Lundi 15 mai 2006
1
15
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/Mai
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00:16
Je me souviens, châtaigne,
de ton corps installé
aux portes du plaisir,
qui s'ouvraient,
en un écart soyeux
aux angles aigus et doux.
Je me souviens, châtaigne,
de tes bras relevés,
de ces tendres ilots
frémissant de tendresse
qui se tendent et se dressent
sur un ardent désir
de folie déployée.
Je me souviens, châtaigne,
de ton corps apaisé
aux portes du plaisir,
refermées,
en un souffle soyeux
déjà prêt au mystère
d'un autre écart si doux.
extrait des mots démodés
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Par Yann BOISERT
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Lundi 15 mai 2006
1
15
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/Mai
/2006
00:15
Une femme,
qui attend un enfant,
le montre,
le tend comme une offrande
d'un ventre tabernacle,
est divinité.
Oeuvre en marche,
un peu plus femme,
son corps entier se tend
de secret en promesse
sur le chemin ardent
d'un peu d'humanité.
Elle cache en son sein
la parcelle du monde,
son reflet dans les eaux
d'une source à venir.
Aujourd'hui elle crée
ce que sera demain ;
femme-fleur
de la raison de vie
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Par Yann BOISERT
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Mercredi 10 mai 2006
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10
/05
/Mai
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19:26
Tu m'as griffé le dos,
je le sens sans le voir,
je le sens et c'est beau ;
tu m'as blessé sans voir.
Sur le chemin des doigts
quelques perles de sang
c'est un chemin d'endroits
qui vont du noir au blanc.
Griffe-moi mon amour ;
tes ongles sont stylets
qui marque le contour
d'un amour qui se fait.
Toi partie, et moi sans
mes griffes sont à toi,
un souvenir de sang,
quelque chose de moi...
31-08-04
1
Par Yann BOISERT
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Jeudi 4 mai 2006
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/Mai
/2006
19:32
- Donne-moi de l'amour...
- Je n'ai rien à donner.
- Donne-moi un instant...
- Mais je n'ai pas le temps...
- Parle-moi de toujours...
- Je suis déjà cassé...
- Donne-moi ton amour...
- Reposé, je ferais...
PLEURE,
Mon ange,
pleure...
laisse-le s'écraser
plutôt que de souffrir
laisse-le s'effacer
à l'éponge à partir.
Il ne mérite rien,
et tu n'es pas à lui.
Ce sera toujours bien
un lâche qui s'enfuit
à Sam
03-05-06
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Par Yann BOISERT
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Jeudi 4 mai 2006
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04
/05
/Mai
/2006
19:16
Notre Dame est immense
et ta langue et petite ;
et plus rien n'est intense
quand soudain tu me quittes...
oooooooooooooooo
Soudain ta lumière,
un trop de couleur
fermant mes paupières,
trop de douleur.
Tu n'étais rien,
je te sens bien,
j'ai mal ;
tu es bien.
oooooooooooooooo
Quand un homme est petit,
elle regarde et rit.
Quand un homme est absent,
elle regard et ment.
Si les deux n'ont prénom,
demande lui son nom.
oooooooooooooooo
Plus jamais
mais encore
je le fais
et j'adore...
Tu te tais
et j'y vais,
encore.
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Par Yann BOISERT
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