Mardi 16 mai 2006
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16
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/2006
21:49
par les mots de Bruno,
ce poème revient au "goût" du jour...
dommage que les commentaires
ne soient que rarement sur le fond
et jamais sur l'idée...
Mais comme mes mots,
les vôtres(1) ont la vie d'exister...
ANTHROPOPHAGE... (2)
Je te mords le doigt.
Un baiser sur la main,
je grignote ton bras
tu m'en veux
je le vois.
Je contourne ton sein
je te mange le coeur.
Et tu meurs
Je m'en vais rechercher
autre chose à manger.
à cet instant,
je me souviens
tu pleures
mais pas longtemps
(28/3/06)
message complémentaire
du 20 mars 2007
pour dire un peu d'hortolittérature
après le commentaire de Bruno Capello...
l'anthropophage
signe son crime en à peu près :
Entropophage
reste son son
son cri phonétique...
à défaut de son nom
académique,
à défaut d'une croix
sur les restes d'un repas...
crains d'en être nourriture !
(1) "votres" prend, dans ce cas, un accent circonflexe...
c'est comme çà ! et les conservateurs fébriles d'une
identité historique y veilleront ; à défaut de corriger
(ou au moins comprendre) certains sms familiaux !!!
(2) ce mot est enfin académiquement correct,
heureusement que son incorrection passée a réussi
à cacher l'horreur du propos...
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Par Yann BOISERT
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Lundi 15 mai 2006
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15
/05
/Mai
/2006
02:09
Promène
par le bout du nez
me tire
au fond du dernier puit ;
tout petit bout de vie,
qui s'étire et se gène ;
qu'écoule de mon nez,
marines
narines,
qui revient en marée,
marins,
salins,
qui se pleure oublié ;
salée
sucrée
larmes aux pieds.
Fatigué.
(8 mai 2006)
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Par Yann BOISERT
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Lundi 15 mai 2006
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02:02
La saveur
de la peur
comme un gout métallique
d'une bouche brulante
ferraille mécanique
d'une pensée brulante
qui plonge dans le sang
pour se coucher dedans.
Le remord
de la mort
et la crispée mimique
d'une sale grimace
d'un coup diabolique.
L'innocence trépasse
et sauve l'assassin
qui reverra demain.
(8 mai 2006)
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Par Yann BOISERT
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Lundi 15 mai 2006
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15
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/Mai
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01:54
Le petit lutin,
me dit : tiens !
la petite putain,
me dit : viens !
leur écart c'est le rêve,
un peu de mon argent.
Un plaisir qui se crève
d'un trop peu sentiment.
le cri de la catin
est de nuit.
le bruit de ce matin
c'est l'ennui
le lutin est parti
c'est ma vie.
(mai 2006)
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Par Yann BOISERT
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Lundi 15 mai 2006
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15
/05
/Mai
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01:45
La chaire,
en l'air.
la chair
enfer.
et puis Dieu
nom de dieu
qui se tait
et parti
à réver
mes envies.
--ooOOoo--
L'habit,
c'est fait main.
C'est le tien.
L'amour,
s'est fait main,
c'est pas bien ?
--ooOOoo--
Et le signe
je crois,
d'un con
sacré ?
La profonde caresse
qui te prend et ne cesse.
(mai 2006)
1
Par Yann BOISERT
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Lundi 15 mai 2006
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15
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/Mai
/2006
01:39
D'arc en miel
sur un palais sucré
le bleu ciel
d'une passion trempée.
A la lune de fiel
sur un chemin serré,
qu'une femme sous elle
d'une pensée trompée.
J'ai violé
ton coeur
d'un violet
couleur.
J'ai fait mal à ta vie
et j'ai bu chaque larme.
J'ai dit mâle à l'envie
te tuant de mon arme.
(mai 2006)
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Par Yann BOISERT
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Lundi 15 mai 2006
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/Mai
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01:35
Bienheureux
est fleur bleue ;
Je te veux,
tu le veux.
Bienfaisant
est l'instant ;
je me tends
tu l'attends.
Lien serré
est léger
bien fermé
et mouillé.
(mai 2006)
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Par Yann BOISERT
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Lundi 15 mai 2006
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15
/05
/Mai
/2006
00:53
rouge,
tu bouges.
Vert,
tu perds.
C'est le monde à l'envers,
la ronde de l'envie
d'une fleur déflorée
d'une tige arrachée.
000-000
La sale heure
de ta peur
où tu me cries
l'envie,
où je me perds
pervers ;
où l'on se meurt
vidés du coeur.
000-000
Mon doigt
sur ton doigt.
Ton émoi
coup de voix !
corps s'ouvre
et se couvre
Petite mort,
je te re-mords...
(mai 2006)
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Par Yann BOISERT
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