Présentation

VOS VISITES


Visiteurs depuis le 04/05/06 dont

   5   en ce moment !

W3C

  • Flux RSS des articles

AUTRES MOTS

Mardi 16 mai 2006 2 16 /05 /Mai /2006 23:13

Pour le prix d'un lien plein de vie,
j'ouvre ce mot, plein d'envie
parce que, comme monsieur Jourdain,
je t'écrivais du slam
sans le savoir...
j'attends ma première soirée,
papiers froissés,
où j'entre dans l'antre,
y rencontrer mes soeurs
et frères de mots dits...

Fabien
sans te savoir
je t'aime bien
sans le devoir...

C'est quoi le slam ?

 

 

Il y a évidemment autant de définitions
du slam
qu’il y a de slameurs
et de spectateurs des scènes slam.

Pourtant il existe, paraît-il, quelques règles,
quelques codes :

-        les textes doivent être dits a capella
("sinon c’est plus du slam" ?)

-        les textes ne doivent pas excéder
3 minutes (oui mais
quand même des fois, c’est 5 minutes…)

-        dans les scènes ouvertes,
c’est "un texte dit = un verre offert"
(sauf quand le patron du bar
n’est pas d’accord…)

Bref, loin de toutes ces incertaines certitudes,
le slam c’est avant tout
une bouche qui donne
et des oreilles qui prennent.
C’est le moyen le plus facile
de partager un texte,
donc de partager des émotions
et l'envie de jouer avec des mots.

Le slam est peut-être un art,
le slam est peut-être un mouvement,
le slam est sûrement un Moment…
Un moment d’écoute,
un moment de tolérance,
un moment de rencontres,
un moment de partage.

 

 

enfin bon, moi je dis ça…

Grand Corps Malade

 


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Par Yann BOISERT - Publié dans : AUTRES MOTS
Mercredi 3 mai 2006 3 03 /05 /Mai /2006 23:20

UN PONT A PARIS...

L'Ascension permet un joli pont (sans discernement entre les croyants et les athés, merci mon dieu), pour  qu'une sélection de ma tribu mette pendant quelques heures, quelques jours,  la diaspora familiale entre parenthèses...
Nous avons choisi Paris, qui a encore plus de ponts que le mois de mai, pour marquer les 80 printemps de notre petite mère.
Nous reprendrons les traditionnelles photos de la bande des quatre et de leur maman. En se promettant que pour ses 90 ans on fera encore mieux !


Maître de cérémonie, je leur ai concocté de la matière à souvenirs que je vous ferais partager dans un petit reportage, la semaine prochaine...

Et puis les absents involontaires de la tribu ont bien le droit de voir et d'entendre ce que nous ferons à 13... Sans que cela nous porte autre chose que du bonheur !

jy

Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Par Yann BOISERT - Publié dans : AUTRES MOTS
Mercredi 3 mai 2006 3 03 /05 /Mai /2006 21:58

Qui, mieux qu’un bavard, pouvait donner la parole au silence. Un premier oxymore qui laisse présager que, sur le silence, les avis sont non seulement partagés mais encore antinomiques !

Ni les mots, plus que l’écrit ne sauront,

sans l’humilier, parler et honorer le silence 

Le silence, intangible,
que l'on ne peut ni prendre ni sentir.
Insupportable leçon !

On découvre dans l’écrit la semence d’une certaine discorde sur le sujet :

Et d’être bousculé par les poncifs et certains traits littéraires.

Et l’on accorde l’or au silence laissant l’argent à la parole ;
en écho discordant Pascal affirme, prenant à témoin la parole des saints, que le silence est la plus grande des persécutions.
Comme pour continuer, Stevenson disait du silence qu’il était le plus cruel des mensonges.
Et à ceux qui me diront que ce sont des mots du passé, je me permets de rappeler les silences de certaines années 40, et ceux, bien plus proches, de quelque nid pédophile de ces derniers mois…

En fait, le silence n’est pas un confort ou une lâcheté ; c’est un  travail.

Et Vigny de me dire que seul le silence est grand, tout le reste étant faiblesse ;

La seule réponse à l'exigence, c’est la mort.
Le silence définitif ; mais il s’agit là d’un silence subi
et la mort lui vole sa réalité.

Au commencement ou, plutôt, juste avant,
était le silence. Avant l’univers ; avant la vie ; avant l’homme…
Avant l’éventuel Big-Bang, affirmation originelle d’un énorme bruit….
Et j’imagine le fourmillement bruissant de la création ;
et puis l’homme.

Sa gestation, la naissance hurlante, la vie bruyante.

Et, après la vie de l’homme, sa mort.
Un autre silence, bien plus angoissant ;

Nous ne saurons que plus tard s’il est lumière ou seul silence.
Vérité ou peur…

Ma formation personnelle a entretenu une grande idée du silence :
Certains dogmes n’excluent pas-t-il les questions ?
Que ce soit sur la vie, la mort, la conscience, l'amour
et bien sur la croyance divine ?

En ce domaine, croyez-moi, le silence nourrit l‘absence de connaissance qui soutient la croyance sans preuve, les questions interdites ;
et de revenir aux dogmes ;
ces lois sans mises en cause ;
ces fruits d’un silence malsain.
Parfois pervers.

La perversité étant, en la matière,
de donner au silence la capacité de toucher au divin.

Mais si, plus que l’absence de parole,
la consigne de silence ne dépassait pas le silence lui-même ?

Parce que, ne pas ouvrir la bouche est, somme toute, physiologiquement facile.

Facile… facile ??

Et d’en conclure angéliquement qu’il suffit de se taire….
Pour se nourrir de l’émerveillement d'écouter et d’entendre…

Je garde mes impulsions :
Je veux prendre la parole, m’exprimer, réagir…
Mais comment vous connaître pour vous apporter mes propres certitudes ?
Et comment me savoir pour qu’elles vous soient certaines ?

Si je veux progresser, je dois vivre.
Et me taire si j’en décide ;
ne rien dire si tel est l’enseignement.
Il n’y a, en effet, dans le choix du silence rien d’inné ;
seul de l’acquis.

Souvent, le mot est une attaque,
une guerre.
Une incompréhension en regard du silence qui écoute.
Se taire c’est se laisser la possibilité de comprendre !

Le silence est sagesse,
parce qu’il est plus sage de se taire pour entrer en connaissance ;
le silence est force,
parce qu’il est plus fort de ne rien dire que de dire la colère ;
le silence est beauté, parce qu’il est plus beau de ne rien dire que de faire mal.

Le verbe n’a de raison que l’idée qu’il sait porter ;
peut-être saurai-je un jour soutenir ce propos devant vous.

Pour donner et participer,
en ne faisant pas de la parole un combat pour le pouvoir,
une façade du savoir.

Mais un mot de plus, sur le silence, serait bruyant et incongru.

Je me tais, 

Je veux dire, je veux faire,

silence…

2002

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Par Yann BOISERT - Publié dans : AUTRES MOTS
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés