Quand, dans mes "mots d'ailleurs",
je connais l'auteur,
je vous dis ses mots d'introduction, juste avant les miens, juste avant ses rimes folles, libres et classiques, comptés ou mal comptés, juste avant vos commentaires... il (lui) ils (ses mots) le mérite(ent)
"J'ai épuisé pour l'instant tout ce que je pouvais dire sur tes poésies.
J'ai tenté de contribuer à Hétéromo, en me demandant bien comment tu vas t'en sortir.
Il est tard, je soumets mon premier poème à ton appréciation. Si tu lui trouves quelque valeur, tu pourrais le ranger sur l'étagère "mots d'ailleurs" ou ailleurs, d'ailleurs."
Bisous !"
Bruno
Qui aurait osé ?
faire un poème sur MSN ?
mélanger la guimauve onctueuse des vers rimés avec le froid métal de la toile, même conviviale et parfois forcée ?
méler les mots rimés d'avertissemet avec l'idée de dépendance à cette robe mondiale ?
Bruno, tout simplement ! Bon sang... ne peut mentir ?
jy, fraternellement.
D'un doigt fébrile j'allume, les yeux avides je guette,
Aimée saine ?
Des voyants qui s'éclairent, des organes qui s'agitent;
L'écran prend des couleurs et mon cerveau cogite,
La mélodie d'accueil semble me faire la fête.
Enfin tout est lancé, maintenant j'ai la main
Posée sur la souris, je connais le chemin
Je clique sur une icône, ça ouvre une fenêtre,
Je suis un peu drogué il me faut bien l'admettre.
Mon cher ordinateur tu vas me transporter,
Dans cette immense toile me voici connecté,
Je vais lire mes courriels, visiter quelques sites,
C'est si vite expédié, je vous réponds de suite.
Ma boîte aux lettres est vide, où sont tous mes amis ?
Au fait quelle heure est-il, sont-ils tous endormis ?
Il est temps de songer à la messagerie,
je vais les retrouver, pas de tracasserie !
MSN c'est le nom de ce magique Sésame
Où je passe mon temps, où je dévoile mon âme
Comment ferais-je sans toi qui me relies aux autres ?
Comment pourrais-je enfin vous dire "je suis des vôtres" ?
Les aiguilles ont tourné, le jour va bientôt poindre,
Encore toute une nuit passée rien qu'à "tchatter".
Cette fichue machine, il me faut l'arrêter,
Dans la vraie vie aussi, je pourrais vous rejoindre.
Bruno B.
Par Jean-yves BUGELLI - Publié dans : MOTS D'AILLEURS...



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