Lundi 15 mai 2006
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Il s’appelait Libert
comme une liberté
qui n’avait pas de fin.
Ces quelques mots offerts
le sont en vérité
pour conjurer sa fin.
S’il était une flamme que l’on doit ranimer,
je veux être le feu et pour lui me brûler ;
s’il était un pays que l’on doit conquérir,
je vous ferais la guerre, allant jusqu’à périr ;
s’il était un danger où l’on doit s’abimer,
je veux être le fou jusqu’à m’y écrouler ;
s’il était un trésor que l’on doit découvrir
je creuserais la terre à m’en faire souffrir.
Il s’appelait Libert,
comme une liberté
qui n’avait pas de fin.
Ces quelques mots offerts
Le sont en vérité
Pour vous cacher sa fin.
Mais il est souvenir de cœur et de sourire.
Il a su la passion, l’amour et la douceur.
Il connaissait la vie et les mots pour le dire ;
Ces mots dont je goûtais la confiante saveur
Sous la lampe du soir, du sérieux au fou-rire.
En partant ce jour là il m’a dit au revoir,
Me laissant au meilleur, me délaissant au pire,
Sans me dire, pourtant, comment bien le revoir.
Croche-pied de la mort pour un dernier faux pas,
Tu as poussé la vie et fait tomber papa.
Extrait des mots démodés 1992
écrit en janvier 1988.
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Par Yann BOISERT
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Lundi 15 mai 2006
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00:36
ATTENTES
Quand les nuits ne sont qu’attentes
livrées aux rêves fous.
Quand se lève le matin
en t’offrant mes premiers pas
qui conduisent un à un
vers chacun de tes regards.
Quand les heures n’ont plus de goût
que celui de te chercher,
que la peur se trouve au bout
de l’instant de te trouver.
Quand je te chasse de ma raison,
que mon cœur te rappelle ;
que je bois à tes lèvres
des sourires qui me noient.
Quand je vole des pensées
que je voudrais à moi.
Quand j’ai peur de comprendre
ce qui soudain me touche
et que je sens trop bien
que je n’ai pas le droit.
Quand je me jure que non
et que je me parjure
si délicieusement.
Quand je veux m’en aller
en te laissant mon cœur
et que, comme une vague
je reviens sur ta plage.
Quand je vois, quand je sens,
quand je vis tout cela,
je tremble de te dire
le titre d’un roman
qui s’écrit malgré nous.
Extrait des mots démodés (1992)
1
Par Yann BOISERT
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Lundi 15 mai 2006
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00:28
RAYON D’AMOUR
C’était un pli charmant
tout au coin de tes lèvres
qui donnait au sourire
comme un rayon de lune
ou d’affolant soleil.
Tes yeux riaient aussi
ton cœur était heureux.
C’était avant la guerre,
guerre d’amour, guerre de vie.
C’était après l’été,
c’était triste, c’était noir.
Le doute noyait ton cœur,
tu ne me suivais plus
à la course au bonheur.
Bientôt sera la joie
de ton sourire.
Bientôt tu me diras
je t’aime
avec au coin des lèvres
ce petit pli charmant
qui donne à ton sourire
comme un rayon d’amour.
Extrait des mots démodés (1992)
0
Par Yann BOISERT
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Lundi 15 mai 2006
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00:26
BERLIN
Que se passe-t-il donc
de l’autre côté de la rue ?
Deux fenêtres de lumière
pour une nuit blanche.
Elle ne dort pas,
ne dort plus,
depuis qu’elle sait ;
il est debout
de l’autre côté de la rue,
du mur
sous un globe de lumière
bleue
pour une nuit blanche.
En mission d’insomnie.
Et demain, le matin,
Le globe éteint.
De l’autre côté de la rue,
du mur
de Berlin.
Le matin ;
lui disparu.
Ce soir, lumière bleue,
il sera là.
Attente de nuit,
attente.
Extrait des mots démodés (1992)
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Par Yann BOISERT
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Lundi 15 mai 2006
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00:23
NYMPHETTE
Belle,
libérée,
les seins nus sous ta blouse,
le cœur ouvert à l’inconnu
le corps ouverts aux inconnus,
à ceux qui profitent
un soir
de ta jeune liberté.
Douce inconsciente
d’un présent qui t’enchante
tu prends la lune à témoin
et le soleil t’attend,
en vain.
Nymphe d’amour ?
Mais sais-tu
qu’il n’y a plus de fées,
que les vieilles princesses
n’ont plus de prince charmant…
A cet âge,
Ma belle,
Ma libérée,
Mon amoureuse,
Elles sont mortes.
Extrait des mots démodés (1992)
0
Par Yann BOISERT
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Lundi 15 mai 2006
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00:20
HERBE TENDRE
Elle est jeune et jolie et se donne le droit
d’un amour qui se fait, liberté libertine,
où le cœur ne frémit qu’aux caresses des doigts
au sein ferme et tendre, à la fesse mutine.
L’innocence brisée au mur de ses envies,
elle cherche en son corps le nom d’un sentiment,
elle lui donne ton nom et le colle à sa vie
et pleurera bientôt le prénom d’un amant.
Elle était une enfant et n’est pas une femme,
dévore sans goûter et subit sans savoir.
Elle chante un peu faux sans connaître la gamme
qui peuple l’avenir de musiques d’espoir.
Elle aime ou aimera jusqu’à ce clair matin
où le futur sera son choix presqu’hésité.
Délaissant le coton, elle ira au satin ;
oubliant l’herbe tendre au goût un peu sucré.
Et le temps, et les jours, et les longues années ;
les larmes et mouchoirs, les regrets et remords ;
les mémorables joies car à deux partagées
qui me repousseront au-delà de son bord.
Une fois, s’il te plait, prends le temps de l’amour,
laisse le te parler, te dire mes mots doux
qui préparent la nuit depuis le point du jour.
Ces éclairs de tendresse ouvrent des instants fous…
Extrait des mots démodés (1992)
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Par Yann BOISERT
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