Samedi 24 juin 2006
6
24
/06
/Juin
/2006
03:52
Sans penser à demain ;
oubliant tout,
hier et autrefois.
Courir la dune
les pieds dorés de sable.
Parler de lune
de blancheur admirable.
Sans penser à demain ;
oubliant tout,
hier et autrefois ;
ils se donnent la main,
et laissent aller les coeurs ;
oubliant hier,
oubliant demain.
Ils se donnent le coeur,
seuls,
ils sont seuls ;
pleurent déjà,
pour les jours sans dune
sans lune
sans coeur
et main.
Et ils pensent à demain,
se souviennent d'hier
et surtout d'autrefois.
La lune disparaît
vers d'autres dunes...
extrait des mots démodés
0
Par Yann BOISERT
-
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Samedi 24 juin 2006
6
24
/06
/Juin
/2006
03:20
Folle, folle, tu cours,
Folle, folle tu tombes....
La folie se fait terre
la terre te fait mal.
Femme
tu meurs ;
folle enfant
tu te relèves...
tu vas,
folle, folle,
tu cours
extrait des mots démodés
1
Par Yann BOISERT
-
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Mercredi 14 juin 2006
3
14
/06
/Juin
/2006
23:44
Quand elle te regarde
avec un sourire,
ne dis pas qu'elle t'aime.
Dis seulement,
qu'elle regarde en souriant.
Elle ne t'aime pas
pas encore
et peut-être jamais.
Quand elle croit
ce que tu lui dis
ne dis pas qu'elle t'aime.
Dis lui, seulement,
mille choses en souriant.
Elle ne t'aime pas
pas encore
et peut-être jamais.
Quand elle aime
ce que tu écris
ne dis pas qu'elle t'aime.
Dis lui simplement
mille pages en souriant.
Elle ne t'aime pas
pas encore
et peut-être jamais.
Quand tu sens
que tu l'aimes
ne dis pas qu'elle t'aime.
Montre lui seulement,
ton petit bout de coeur.
Elle ne t'aime pas
pas encore
et peut-être jamais.
Quand tu sais
que tu l'aimes
surtout ne lui dis pas.
Elle ne t'aime pas
ne le sait pas
pas encore
et peut-être jamais.
Ne te lance pas seul
dans ce tourbillon,
ne lui prends pas la main,
ne grave pas son nom
sur ton arbre de vie.
Elle sait que tu es là,
que tu te retiens
en la retenant.
C'est elle qui t'attire
à elle de te prendre.
Aujourd'hui,
pas encore,
et peut-être jamais.
4
Par Yann BOISERT
-
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Mercredi 14 juin 2006
3
14
/06
/Juin
/2006
23:24
Il était à genoux
térrassé de merveille ;
il rencontrait alors
le sublime moment
qui bascule la vie
en la verte tendresse.
Et pendant ce temps là,
le rossignol chantait.
Il a rompu son coeur
de l'unique explosion
qui éclate en lumière
et se noie en couleurs.
Et pendant ce temps là
le rossignol chantait.
Il a perlé son âme
d'une vague d'amour
créée de lune, bercée de rêve
se couchant sur la grève
qu'il sentait conquérir.
Et pendant ce temps là,
le rossignol chantait.
Et le vert s'est fait noir
et l'espoir désespoir ;
il a noué sa vie
à la plus haute branche.
Et pendant ce temps là
le rossignol pleurait.
0
Par Yann BOISERT
-
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Mercredi 14 juin 2006
3
14
/06
/Juin
/2006
21:45
J'aimerais mourir doucement
sur un lit d'hôpital.
Voir les gens venir
me dire des mensonges,
si bons, si gros, si mouillés ;
des mensonges à pleurer.
J'aimerais mourir doucement
sur un lit de vérité.
Pouvoir dire des mots,
des mots qui feront mal
de n'être que des mots.
J'aimerais mourir doucement
sur un lit de regret.
Devoir quitter la vie
sans lui avoir tout pris
et sans rien lui donner.
J'aimerais m'en aller
sous quelques fleurs des champs
dessus un marbre blanc.
Une seule rose rouge,
la tienne.
Une seule épitaphe,
TROP TARD !
extrait des mots démodés
0
Par Yann BOISERT
-
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Mercredi 14 juin 2006
3
14
/06
/Juin
/2006
21:32
Que tu te souviennes.
Qu'un cri de violence
taise les pleurs,
enterre l'espérance
d'impossible bonheur.
Que tu te souviennes
ce que je vis pour toi
Que chacune des bêtes
périsse de ma main ;
que cette vie s'arrête
et pourrisse demain.
Que tu te souviennes
ce que j'ai fait pour toi
Qu'une fleur de ton sang
allume cette fois
le coeur indifférent
d'une dernière foi.
Que tu te souviennes
ce que tu es pour moi.
extrait des mots démodés
0
Par Yann BOISERT
-
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