J'ai vu, senti et embrassé,
ce petit bout de grand amour,
ma première que j'ai aimée,
et qui m'habitera toujours...
Elle donne tout et du temps
qui passe, s'enfuit bien trop vite
nous laissant quelques doux fragments
quand tout s'en va, à la va-vite...
A chacun de ses sourires
les vies se retrouvent soudain
grand carrefour à s'attendrir
et quelques fleurs en nos jardins...
L'ombre de lui nous illumine
de temps noirs et tant de couleurs
pour que jamais ne se termine
ce que l'on a de lui au cœur...
Baignée au creuset de l'amour
où tu es venu balbutier
tu es sortie du contre-jour
pour la lumière de t'aimer...
Sortant de lointains souvenirs
j'ai tenté de te les donner,
te le dire avant de mourir
pour un tout dernier explosé...
J'ai vu, senti et embrassé,
ce petit bout de grand amour,
ma première que j'ai aimée,
et qui m'habitera toujours...
J'ai retrouvé des sentiments
rêvé des souvenirs d'amant
nous reprenant un bout du temps
En me baignant chez ma maman...
JYB 5/5/05
Combien de fois, hier encore, on me dit ne pas comprendre ce que je dis !
Il faut que vous sachiez que dire un poème, qui est une opération à coeur ouver, doit, sans se déshabiller
complétement, user de clefs de langage et d'expressions qui permettent de comprendre,
ou pas...
Pour le texte qui précède je tenais à faire une sorte d'explication de texte. Je vous demande de le
relire, avant de lire ce qui va suivre... C'est important pour vous et... surtout pour moi !
Le risque ? c'est de briser le mythe de l'écriture, de préserver le non-dit et la possibilité
d'imaginer ce que j'ai voulu dire.... et surtout de ne pas te plaire, cher(e) lect(rice)eur...
La chance ? c'est de vous dire ce que je voulais dire ; dans un strip tease scandaleux,
émotionnel, passionel... que je souhaite scandaleux, émouvant et passionnant...
Cette explication ? Mon cadeau pour les 3 ans de ce site de poésie et, surtout, parce que ne
supportant pas l'hermétisme d'autres, je pensais être clair... et souffre de toutes mes incompréhensions... Cela dit, invitez-moi ! aprés 2 apéros je vous dis tout...
Mais je le répète, la prostitution de l'écriture a cette amusante habitude de cacher les plaisirs de la
catin, la passion de l'amoureux, les mots du timide... les pensées d'un homme percé...
L'histoire de ce poème ?
J'ai passé quelques jours chez ma maman à Béziers... un retour aux sources des rythmes familiaux d'antan. Ces temps sont dépassés, mais leurs marques, les traces sont toujours
là....
J'ai vu, senti et embrassé,
ce petit bout de grand amour,
ma première que j'ai aimée,
et qui m'habitera toujours...
Maman a une taille démesurée : 1m51 sous la toise, tant de centaines sous celle des sentiments !
Ce fut, sans choix, la première femme de ma vie, bien sûr, et celle à qui je la devrai malgré mes coups de cigarettes qui lui déplaisent tant !
Elle donne tout et du temps
qui passe, s'enfuit bien trop vite
nous laissant quelques doux fragments
quand tout s'en va, à la va-vite...
Ceux qui me lisent savent mon problème quant au temps et à la mort qui le conclue.
Toucher du doigt quelqu'un qui vit chaque instant, vite et bizarrement longs, est un plaisir un peu hors du temps, dont on mange quelques morceaux pour lutter, sans trop y croire, contre ce qui
fout le camp...
A chacun de ses sourires
les vies se retrouvent soudain
grand carrefour à s'attendrir
et quelques fleurs en nos jardins...
Que de l'amour pour cette petite mère d'amour ! A nous raconter tant de choses, temps de vies... A la regarder, et surtout à bien la voir, quand on tente d'imaginer ce que le temps et la vie
trouvent à lui offrir en handicap, on ne peut que se retrouver (carrefour) et surtout partager son plaisir pour les fleurs... Qu'elles sent toujours en les voyant moins, devinant les couleurs en
les presque touchant...
L'ombre de lui nous illumine
de temps noirs et tant de couleurs
pour que jamais ne se termine
ce que l'on a de lui au cœur...
Et à nouveau la mémoire du père et du mari, des jours de mort et des couleurs dont il a décoré notre vie... Il nous a laissé la force d'aimer, malgré l'insistance de tout ce qui le tue !
lui, c'est Lui, c'est Libert... Celui qui nous a appris les sentiments, avec maman...
Baignée au creuset de l'amour
où tu es venu balbutier
tu es sortie du contre-jour
pour la lumière de t'aimer...
Et soudain, revenu à mes sources familiales et vitales, je regarde celle qui m'accompagne d'une autre manière : Elle n'a de la famille que d'être unique fille. Elle apprend la fratrie
et la tribu... Et soudain, le vent de passion qui souffle presque légérement (ce qui est fou pour la passion) sort « l'aimée d'habitude » de ce clair-obscur gris et monotone...
Sortant de lointains souvenirs
j'ai tenté de te les donner,
te le dire avant de mourir
pour un tout dernier explosé...
Je me sens m'en allant, avec le poids qui va avec. Je me sens oublié, oublieux de les actes d'amour... Je ne peux m'empêcher d'écrire que le temps à venir et implacablement plus court que le
passé. D'où la peur du trop tard et le rêve d'un violent moment à construire, comme une raison d'être...
J'ai vu, senti et embrassé,
ce petit bout de grand amour,
ma première que j'ai aimée,
et qui m'habitera toujours...
Répétition de la première strophe, pour imposer la valeur de ces retrouvailles « personnelles ». Maman a vécu son fils, son fils a vécu sa mère... sans
tout se dire chacun ! pour laisser le temps à se revoir, se redire...
J'ai retrouvé des sentiments
rêvé des souvenirs d'amant
nous reprenant un bout du temps
En me baignant chez ma maman...
Dernier message à l'aimée, avérant un amour et quelques problèmes d'expression... et d'animation sensuelles !
Mais vieux amants on va peut-être sû reprendre le rythme de notre temps... de ce bain de jouvence chez l'ancêtre d'une existence ! Si je peux dire tout cela aujourd'hui... C'est parce
qu'avant que j'aime Maman, Papa l'a aimé encore plus tendrement... qui a fait que je sois là.... Et que la lumière est proche...
à dire un peu n'importe quoi ?
Vous allez peut-être relire le texte initial, et comme moi, penser que mes commentaires de texte sont une profanation littéraire... Même si, pour une fois (d'où
loisir d'être vivant...) c'est l'auteur qui se commente ! En appelant des commentaires aux commentaires ?
Mais je voudrai tant que le club des 26 sache ce qu'est le sang de chacun de mes mots... Qu'il me comprenne, me mange, et me rappelle peu à peu dans un monde normal
où je n'écris plus...
à Toutes
à tous
mes lectrices et lecteurs
QUELQUES MOTS.COM
vous doivent d'avoir 3 ans !
bises et tendresse
jy
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