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MOTS D'AILLEURS...

Mercredi 27 juin 2007 3 27 /06 /Juin /2007 00:59
La douce, ma tendre Emeline,
m'a dédicacé il y a quelques mois un cadeau d'anniversaire...
Pages blanches reliées de cuir, comme une invitation à choisir ce que méritait ce papier...
Et dans un détour nocturne, j'ai relu ses quelques mots...
Chair de poule et remords.
chair d'émotion, de ce privilège des mots partagés qui se touchent dans la fusion irréel du lointain et du coeur....
Pardon de ne pas avoir dit ces mots, ses mots. Ils disent, résument, ramassent, murmurent et dispersent ; comme savent faire les mots touchés par la baguette magique du coeur, tout simplement. Totalement...


"Le poète se languit de chaque instant
où la muse chatouille sa plume.
Il embrasse la beauté et la laideur du monde
et les restitue en mots, couleurs et émotions.
S'il est illusionniste,
c'est qu'il semble recréer le réel qu'il perçoit,
lui redonner vie en une seconde naissance...

La poésie est création (poiêsis).
Mais plus encore est-elle génération.

Elle est enfant prodigue
du désir et de l'imagination,
incarnation de l'esprit païen
en quête de l'intimité de l'univers.

Mais elle est aussi peinture de l'humain
et langage de la conscience.

Bref,
la poésie est une danseuse sur le papier,
une sculpture de vapeur,
une peinture aérienne,
et le poète est son médium
de chair et de pensées...

Emeline    


Trop de matière pour en redire. Trop de richesses que je jalouse enfin. Je mérite votre cambriolage , votre lecture est déjà un vol; mais, souvenez-vous qu'il s'agit d'Emeline, la douce, ma tendre, et l'amour d'un jeune homme préféré...

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Par Jean-yves BUGELLI - Publié dans : MOTS D'AILLEURS...
Mercredi 30 mai 2007 3 30 /05 /Mai /2007 23:31
Certains commentaires sont des pépites qui valent d'entrer dans ce chapitre des "mots d'ailleurs". Et comme je l'ai déjà fait... je le refais !
C'est Krizalid, de Suisse je crois, qui réagit à mon poème "mélange" en écrivant le texte qui suit. Elle écrit, aussi, sur son, sur ses sites, dont vous trouverez le navire amiral dans mes chouchous, :


Ha, Toi l'enfant blanc
Reste différent

Pour offrir encore

Ton essence d'or

Et toi l'enfant noir

L'envers du miroir

Souris dans la nuit

Éclaire donc ma vie !

Peau blanche ou ivoire

Lilas, brune ou noire

Offre ta couleur

Elle est le bonheur !

La différence est une richesse

Aimons-la, respectons-la, préservons-la


Krysalid
en attendant de
savoir son prénom...
Et relisez donc "Mélange"
en cliquant sur son nom !
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Par Jean-yves BUGELLI - Publié dans : MOTS D'AILLEURS...
Lundi 28 mai 2007 1 28 /05 /Mai /2007 12:12
une petite injection de rappel, juste au cas où...

"Il est encore fécond,
le ventre qui enfanta
la bête immonde"
Berhold BRECHT

 

Michel Fugain
Paroles et Musique: C.Lemesle, M Fugain   1995  "Plus ça va..."
© Shokaway


Elle est vivante, elle a encore
La haine au ventre, la rage au corps
La bête immonde

Qu'elle tourne au loin comme un vautour
Ou Rampe et ronge tout autour
La bête immonde

Depuis le temps qu'elle a fait le trou
De sa tanière grise
Là-bas, ici, partout
Au coeur de chacun de nous
Elle est l'enfant que la bêtise
A conçu avec l'ombre
La bête immonde

Depuis le temps qu'on laisse faire
Tous les suppôts de son enfer
La bête immonde

Qu'elle a vomi des Gestapo
Dans toutes les guerres, tous les ghettos
La bête immonde

Que les salauts dans les salons
Lui trouvent des excuses
Lui trouvent des raisons
Plébiscitées par les cons
Elle est la fille de la rue
Qui naît des décombres
La bête immonde

O pleure, pleure ma mère la terre
Des larmes de siècles et de sang
O pleure, pleure des gouttes d'océan

Sur les chants qui montent des wagons
Les camps, les tortionnaires
Les frères qui clouent leurs frères
Au poteau des religions

O pleure ma mère la terre
Au fond de tes entrailles gronde
La bête immonde

Mais qui va lui planter le pieu dans le coeur ?
Qui va l'amputer du goût de l'horreur ?

Elle qui étrangle les ethnies
Etrangle les poètes
Etouffe les hommes honnêtes
Au baillon des calomnies
Il lui faut faire sauter la tête
Avec sa propre bombe
La bête immonde

Depuis qu'elle nous pollue l'histoire
A coup de glaive, à coup de gloire
La bête immonde

Que son crachat sur ton drapeau
Dépend de la couleur de peau
La bête immonde

Depuis qu'elle rôde avec sa faux
Emblème de son règne
Depuis qu'elle dit Je t'aime
Aux cagoules, aux échafauds
Il faur cribler de chrysanthèmes
Jusqu'à ce qu'elle succombe
La bête immonde

O pleure, pleure ma mère la terre
Des larmes de siècles et de sang
O pleure, pleure des gouttes d'océan

Sur les bouquins, dans les bûchers
Les cris des ratonnades
Sur les croix des croisades
Et les continents barbelés

O pleure, ma mère la terre
Au fond de tes entrailles gronde
La bête immonde

Mais qui va lui planter le pieu dans le coeur ?
Qui va l'amputer du goût de l'horreur ?

O pleure, ma mère la terre
Au fond de tes entrailles gronde
La bête immonde

O pleure, ma mère la terre
Au fond de tes entrailles gronde
La bête immonde.

et pour conclure sur une chanson :
Nuit et Brouillard
de Jean FERRAT (1963)
puisque la chanson de M Fugain n'est pas sur le net...

 
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Par Jean-yves BUGELLI - Publié dans : MOTS D'AILLEURS...
Vendredi 18 mai 2007 5 18 /05 /Mai /2007 00:26
Malgré mes mots parfois très durs,
Malgré mes colères excessives
Je suis assailli d'amour
Pour toi, ma fille, aux allures lascives
 
Je te sers de défouloir
Dans des moments troublés
Il ne faut pas m'en vouloir
Même un Homme peut-être touché
 
Je n'ai pas été assez là pour toi
Ni pour les autres d'ailleurs
je ne pleurerai plus, tu vois
Pour un avenir Meilleur
 
Je t'aime ORIANNE.

D. pour elle
celle
de son amour...
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Par Jean-yves BUGELLI - Publié dans : MOTS D'AILLEURS...
Dimanche 13 mai 2007 7 13 /05 /Mai /2007 19:01
un récent commentaire sur un de mes derniers poèmes nous invitait à lire les paroles d'une chanson de H-F. Thiéfaine... avec justesse et la sensibilité de ce lecteur ! Bel écho en effet, qui mérite largement mes "mots d'ailleurs" avec toute ma modestie, pour ce trés beau texte suivi de la vidéo de cette chanson, bien sûr !
Reste toujours à savoir si tout est irrémédiable...

Je t'en remets au vent
de Hubert-Félix Thiéfaine
Paroles et Musique: Hubert-Félix Thiéfaine
© 1977 Disque Sterne

D'avoir voulu vivre avec moi
T'as gâché deux ans de ta vie
Deux ans suspendus à ta croix
A veiller sur mes insomnies
Pourtant toi tu as tout donné
Et tout le meilleur de toi-même
A moi qui ai tout su garder
Toujours replié sur moi-même

Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant
Mon pauvre amour, je t'en remets au vent

Toi tu essayais de comprendre
Ce que mes chansons voulaient dire
Agenouillée dans l'existence
Tu m'encourageais à écrire
Mais moi je restais hermétique
Indifférent à tes envies
A mettre sa vie en musique
On en oublie parfois de vivre

Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant
Mon pauvre amour, je t'en remets au vent

Tout est de ma faute en ce jour
Et je reconnais mes erreurs
Indifférent à tant d'amour
J'accuse mes imbuvables humeurs
Mais toi ne te retourne pas
Va droit sur ton nouveau chemin
Je n'ai jamais aimé que moi
Et je reste sans lendemain

Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant
Mon pauvre amour, je t'en remets au vent
Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant
Mon pauvre amour, je t'en remets au vent

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Par Jean-yves BUGELLI - Publié dans : MOTS D'AILLEURS...
Jeudi 29 mars 2007 4 29 /03 /Mars /2007 01:45

Le mois de mars,
le mois des poétes,
se termine doucement
sur un timide soleil
sur de belles émotions...
J'ai eu beaucoup de plaisir de placer
sur Quelques Mots
le poème Barbara,
de mon maître à écrire...
Il est né un 4 février
pour nous quitter un 11 avril...
le mois de mars est au milieu...

 

Pour vous dire ce que j'aime en lui,
j'ai retrouvé un textes paru dans Paroles, en 1945
je crois avoir commencé à écrire
quand j'ai lu ses mots...
En ce mois finissant,

je vous le dis, tout simplement...

Pour faire le portrait d'un oiseau
Peindre d'abord une cage
avec une porte ouverte
peindre ensuite quelque chose de joli
quelque chose de simple
quelque chose de beau
quelque chose d'utile
pour l'oiseau
placer ensuite la toile contre un arbre
dans un jardin
dans un bois
ou dans une forêt
se cacher derrière l'arbre
sans rien dire
sans bouger (...)
Quand l'oiseau arrive
s'il arrive
observer le plus profond silence
attendre que l'oiseau entre dans la cage
et quand il est entré
fermer doucement la porte avec le pinceau
puis
effacer un à un tous les barreaux
en ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l'oiseau
Faire ensuite le portrait de l'arbre
en choisissant la plus belle de ses branches
pour l'oiseau
peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent
la poussière du soleil
et le bruit des bêtes de l'herbe dans la chaleur de
l'été
et puis attendre que l'oiseau se décide à chanter
Si l'oiseau ne chante pas
c'est mauvais signe
signe que le tableau est mauvais
mais s'il chante c'est bon signe
signe que vous pouvez signer
alors vous arrachez tout doucement
une des plumes de l'oiseau
et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau


Jacques Prévert
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Par Jean-yves BUGELLI - Publié dans : MOTS D'AILLEURS...
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